Blog Shanti Travel - Voyage et récit sur l'Inde

Sur la route du Ladakh, Kullu-Manali, une étape pas comme les autres…

Nombre de touristes considèrent la vallée de Kullu comme une simple étape entre deux bus, ou entre le bus et leur jeep, sur la route des hauts cols de l’Himachal et du Ladakh. Au creux de la vallée, la ville de Manali est ultra-moderne et presque monstrueuse, avec son urbanisation galopante et anarchique, ses centaines d’hôtels et de guesthouses, ses ruisseaux de détritus… Encore plus quand l’entrée de la ville est très encombrée pendant la haute saison touristique indienne ! Quant à Kullu, petite agglomération bien traditionnelle, 50 km en aval de Manali, la majorité des visiteurs en font peu de cas, hormis peut-être pendant le grand festival de Dussehra.

Les étrangers qui se sont installés là dans les années 70, et à nouveau très récemment, connaissent bien la richesse de cette vallée, véritable havre de paix en hiver, terre bénie pour l’agriculture et pour toutes sortes de plantations sauvages. La population de Kullu est très accueillante et partage son mode de vie « cool » (en surface…). En résumé, une vie entre tradition et modernité, sur un panorama de carte postale !

Depuis son premier voyage en Himachal et au Ladakh en 1998, le point de vue de Dominique a bien évolué au fil des ans. Elle vient la première fois comme simple spectatrice des beautés naturelles et architecturales de la région. Puis après un congé sabbatique d’un an, suivi d’une vie alternée entre Paris et Manali, le temps de l’implication est arrivé. S’investir auprès de la population est pour elle une nécessité.

 

 

 

 « Saffron, Madam, you want saffron? Cheap, very cheap!” Ces enfants-là vous les avez forcément rencontrés sur le Mall à Manali ou près du temple Hadimba à Dhungri, à Old Manali ou encore sur la route du Rohtang.  Il y a Raju, Arjun, Sahil et tant d’autres, dont les familles sont originaires du Rajasthan… Depuis 2004, certains d’entre eux ont appris à lire et à écrire, à compter, quelques mots d’anglais aussi, dans l’école saisonnière ouverte par Dominique pour les enfants de la communauté rajasthanie installée à Manali six mois par an. Avec peu de moyens, et toujours une structure légère et capable de s’adapter aux besoins des enfants, l’école Prayas devenue "Asha New School" fin 2008 a pu scolariser, depuis sa création, une centaine de garçons et de filles, première génération de cette communiauté à accéder à l'éducation.

 

Certes, ils ne feront pas de hautes études et on est tenté de dire que l’accès à l’école peut remettre en cause le mode de vie si particulier de leur communauté nomade : l’objectif de Dominique, soutenue par les adhérents et donateurs de l’association « La maison des Himalayas », était de donner à ces enfants les armes nécessaires à leur choix de vie future, dans une société indienne en pleine évolution. Le site internet de l’association La maison des Himalayas donne tous les détails sur l’historique et l’évolution de ce petit projet éducatif si fragile, qui accueille régulièrement de jeunes bénévoles l’été.

En revanche, ce que vous ne verrez pas, ce sont les enfants handicapés isolés chez eux par des murs d’ignorance et de superstitions, et, il faut le dire aussi, par la grande force d’inertie de l’administration indienne... Emue (et exaspérée) par la situation de certains enfants rencontrés dans les villages de la vallée, Dominique a mis en place, dès fin 2006, un plan d’action en plusieurs étapes : enquête préliminaire sur le terrain en janvier-février 2007, analyse des données pour rédiger un rapport épidémiologique présenté au gouvernement d’Himachal Pradesh en novembre 2007, rencontres avec diverses associations locales et responsables pour discuter du projet et tenter de les associer à l’initiative, première levée de fonds pour amorcer le démarrage du projet...

Tout ce travail sous-terrain a permis l’ouverture, en mars 2009, de l’Unité Handimachal pour enfants handicapés abritée pour deux années dans une très belle maison traditionnelle du centre ville de Kullu : cinquante enfants reçoivent maintenant les services combinés (et totalement gratuits) d’une kinésithérapeute locale et d’un ergothérapeute bénévole présent pour six mois. C’est une première en Himachal, où le métier de kiné est tout nouveau et celui d’ergothérapeute totalement inconnu. L’Unité Handimachal a été officiellement inaugurée par le DC Kullu (l’équivalent de notre préfet) le 9 septembre et les campagnes d’information et de sensibilisation menées par l’équipe Handimachal commencent à porter leurs fruits.

 

 

 

Toute l’actualité de ce projet est bien sûr disponible sur le site de La maison des Himalayas, mais surtout sur le Blog Handimachal, ouvert depuis peu pour donner des nouvelles régulières aux nombreux amis et soutiens du projet.

Lorsque vous passerez à Kullu, malgré la fatigue d’une nuit passée dans le bus, cherchez sur votre gauche, après la grande gare routière, entre la station-service et le temple sikh, la belle maison bleue traditionnelle.  Elle participe à redonner espoir à des dizaines de familles. Arrêtez-vous si vous le pouvez, et si vous pensez pouvoir apporter votre expertise à ce projet innovant, n’hésitez pas à contacter Dominique.

 

 

 

Contact :

Dominique Dufau,

Vice Présidente, association La maison des Himalayas

Présidente, association Handimachal

Email : domidufau@free.fr

Mobile : 06.79.11.02.23 (France) et +91 98162 79 116 (Inde l’été)

Article et Photos de Dominique Dufau

 

 Les liens :

Pour l’école / Handimachal / http://handimachal.over-blog.org/


Publié à 18:35, le 2-déc-2009, Manali
Mots clefs : kulluHimachal Pradeshrandonnée ladakhcircuit Ladakhvoyage Ladakhtrekking Ladakhtrek Ladakhtourisme responsableshanti travel

{ Lien }

Let's go pour un trek de nettoyage !

Le but de la mission : 

Sensibiliser les locaux au ramassage d’ordures non-biodégradables ainsi que l’équipe locale qui nous accompagne (cook, helper, horseman…).

 


 

Leh, 10 septembre, la fin de saison du Ladakh est proche…

En route pour Phanjila qui sera le point de départ de notre « cleaning trek » !

Sur quatre marcheurs, nous sommes deux à avoir adapté notre sac à dos en « poubelle ». Très pratique pour le nettoyage du sentier de marche ! Munis de gants, nous ramassons des bouteilles en plastique ou en verre, conserves, emballages de tabac chiqué, chewing-gum, chips, Maggi Noddles, etc…

Une grande partie des habitants de la région qui ne savent pas que faire de leurs déchets, les jettent par-dessus le ravin… Please, protégez Dame Nature !

Ils ont dû nous prendre pour des fous avec nos gants et nos poubelles ambulantes. Certains endroits de campement paraissent propres mais si on se rapproche un peu de la rivière, il y a de quoi s’attrister…

En revanche, j’ai été surprise de la prise de conscience de Tashi, le propriétaire du campement qui se trouve au pied du Dundenchen. Là, des poubelles sont mises à disposition, l’endroit est propre et très agréable. Tashi a même préparé des sacs de poubelles qui iront directement à Chilling. Merci, l’espoir n’est pas perdu !

 

En quatre jours de trek, nous avons récolté deux énormes sacs de déchets ! A Chilling, un petit camion nous attendait pour ramener les poubelles et le matériel de trek vers Leh.

Le problème du Ladakh est qu’il n’y a pas réellement de système de recyclage. La plupart des déchets sont brûlés, enterrés ou déposés dans un endroit condamné. Certaines agences de voyages ont pris l’initiative de ramener avec eux les déchets non-biodégradables du trek.

 

La gestion des déchets reste malgré tout un problème majeur dans la capitale. C’est donc de là que les gens peuvent mieux prendre conscience de ce qui est laissé en pleine nature !

Il existe quelques associations locales sur Leh qui tentent de faire un travail de sensibilisation écologique (Women’s Alliance of Ladakh, Dzomsawww.isec.org.uk ) ainsi que des associations étrangères comme GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidaritésqui avec un partenariat local apporte ses compétences et ses services dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et de l’agro-alimentaire. Plus d’infos sur : http://geres.free.fr/

 

Dans ce type d’action, il est nécessaire avant tout que les Ladakhis prennent eux-même conscience de ce problème de déchets. Si l’initiative vient de leur côté, la répercussion sera plus grande et surtout durable !



 

Article écrit par Sonia, et photos de Stéphanie.

  


Publié à 12:06, le 6-nov-2009, Chiling
Mots clefs : PhanjilaChillingréchauffement climatiqueshanti traveltrekking Ladakhtrek Ladakhcircuit Ladakhvoyage Ladakh

{ Lien }

{ Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

Où suis-je actuellement ?



«  Novembre 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930 

Sites favoris

Shantitravel
Breaks from Delhi
Voyage en Inde
Voyage à Moto au Ladakh
Papillon Voyageur
L'Inde en ébullition
Voyages au Rajasthan
Voyages en Inde du Sud
Survivor India
Ceintures d'Avion

Rubriques


Derniers articles

Les Dzongs, forteresses-monastères, symboles d’un Royaume : le Bhoutan
YOGA & RELAXATION EN HIMALAYA
Mustang, le royaume interdit
Le bouddhisme et les danses rituelles
Tracer sans laisser d’empreintes !

Amis

christelle
tatou44510
ellexa59
ludart

Newsletter

Saisissez votre adresse email

shantitravelrajasthan.uniterre.com / indesud.uniterre.com / www.vintagerides.com (voyage en Inde en moto Royale Enfield) / www.porteurshimalaya.org / www.aujourdhuilinde.com / Indeaparis / www.tourisme-en-inde.com / www.inde-en-ligne.com / www.franceinindia.com / ToutPondi.com / shantitravel.com / www.djoh.net / Partir en Inde / alexandre.lebeuan (Linkedin)