Blog Shanti Travel - Voyage et récit sur l'Inde

La vallée de la Markha, embarquement pour un voyage fantastique

La vallée de la Markha est une vaste vallée où alternent paysages désertiques et oasis de verdure, émaillées de monastères, les sommets glaciaires en toile de fond. Enclavée entre l’Indus à l’Est et la rivière Markha à l’Ouest, la vallée de la Markha a un rôle significatif dans l’écosystème du Ladakh. Le trek de la vallée de la Markha offre une abondance de beauté, de trésors naturels, de montagnes aux couleurs, formes et tailles différentes, à une altitude allant de 3.000 à 6.000 mètres d’altitude. Orgie des yeux, mais rencontres touchantes aussi car le trek traverse de nombreux villages. Arrivés à Leh après un vol inoubliable au dessus de la grande chaîne de l’Himalaya, nous nous posons tranquillement le reste de la journée pour nous acclimater à l’altitude élevée (3 500 m). La journée suivante se passe également tout en douceur par la visite de monastères de la vallée de l’Indus, notamment celui de Shey et Stakna. De Shey, une courte marche et nous rejoignons, un autre monastère, celui de Thiksey. Ce fantastique ensemble architectural de l’ordre gelukpa, fut bâti au 15e siècle. Il couvre de haut en bas une colline. Une centaine de moines y résident. La grande aventure commence réellement le 4ème jour.

vallée de la Markha 1

Après avoir fait connaissance avec notre équipe, nous marchons jusqu’à Skaya, en suivant la rivière Zanskar. Premier campement mémorable, sous un ciel étoilé magnifique comme nous avons peu l’occasion d’en voir. Le deuxième jour, nous poursuivons notre trek qui nous mène au village de Markha. Le paysage verdoyant du début fait place à une plaine désertique. Le jour suivant, remontant toujours la Markha, nous faisons une pause pour visiter le monastère de Humlung avant de continuer notre route vers Hankar, petit hameau ne comptant que quelques maisons. Nous campons sur les alpages de Tachungtse. Le lendemain, nous traversons l’une des plus belles hautes vallées du Ladakh, passant près d’un petit lac avant d’atteindre les alpages de Nimaling. Le Kang Yatse, culminant à 6 400 m d’altitude, nous fait l’honneur de se dévoiler, majestueux et superbe. Nous avons toute la journée suivante pour l’admirer, journée de repos pour les uns, montée jusqu’au camp de base pour les autres. Le lendemain est moins farniente, il nous faut reprendre le trek. Alors que certains nous ont quitté pour accomplir l’ascension du Kang Yatse, notre chemin emprunte quelques lacets à travers les éboulis jusqu’au Kongmaru La (5150 m). Au col, l’altitude se fait sentir mais la vue est à couper le souffle. Nous admirons le Kang Yatse et la chaîne du Zanskar, ainsi que le Karakorum au nord. La descente, en revanche, attaque raide mais se radoucit en une longue pente plus douce, d’abord dans de magnifiques gorges puis dans une petite vallée qui s’élargit à l’approche de Shang. Ce sera notre dernier campement. Le lendemain, retour à la civilisation après un arrêt à Hémis pour en visiter son célèbre monastère, le plus grand du Ladakh, qui jouit d'un prestige sans égal.

Pascale - Responsable d'équipe pôle Himalaya

 


Publié à 15:52, le 8-jui-2010,
Mots clefs : vallée de la MarkhatrekIndeInde du nordLadakhvallée de l'Indus

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Réchauffement climatique : une dure réalité en Himalaya

Le Toit du Monde Fond ! La raison ? Le réchauffement climatique. Depuis plusieurs années, même constat dans les différentes régions de l’Himalaya : des lacs se forment au pied des glaciers, qui reculent inlassablement. Conséquences : d’une part, sous la pression de l’eau, la moraine risque de rompre, laissant s’échapper des millions de mètres d’eau dans les vallées habitées ; d’autre part, d’ici une à deux générations, les fleuves himalayens, qui fournissent de l’eau à environ 1,3 milliards de personnes, risques de se retrouver à sec.  Selon un rapport du World Wide Fund, le WWF, « la fonte accélérée des glaciers est le principal indicateur du réchauffement climatique. Depuis le milieu des années soixante-dix, la température a augmenté de 1°C dans l’Himalaya ».

Au Ladakh, Chewang Norphel, ingénieur qui construit des glaciers artificiels, est catégorique : « en quarante ans, environ 20% de la masse glaciaire a fondu, et il faut chercher les glaciers de plus en plus haut ». Selon l’ICIMOD (Centre International de Mise en Valeur Intégrée des Montagnes), cité dans Trek Magazine (N°117), « les conséquences de changement du climat au niveau mondial sont déjà constatées dans l’Himalaya où les glaciers et les lacs glaciaires changent à une vitesse alarmante […]. Les glaciers reculent de dix à soixante mètres par an […]. L’une des conséquences de cette fonte est l’augmentation croissante du nombre et de la taille des lacs glaciaires ».

D’après les prévisions du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, avec une augmentation des températures de 2°C pour 2050, plus du tiers des glaciers de l’Himalaya pourrait disparaître totalement. A court terme, la fonte des glaciers aura pour conséquence l’augmentation du débit des fleuves qui risque de provoquer des inondations. A plus long terme, c’est l’effet inverse qui va se produire, avec des conséquences dramatiques puisque c’est en Himalaya que sept des plus grands fleuves d’Asie (dont le Gange, le Brahmapoutre, le Mékong, l’Indus et le Yangtse) prennent leur source, fournissant de l’eau à environ 1,3 milliards d’habitants.


Changtang


L’Indus paraît être un fleuve particulièrement vulnérable, car il n’existe pratiquement que grâce à la fonte des glaciers, contrairement aux fleuves qui coulent sur le versant Sud de l’Himalaya, qui puisent une partie de l’eau grâce aux pluies de mousson. L’Indus prend sa source au Mont Kailash, puis serpente dans la partie Ouest du Tibet, sur le plateau aride du Changtang avant de parcourir le Ladakh, puis le Cachemire, avant d’alimenter une grande partie du Punjab, le grenier à blé du Pakistan puis le Sindh,. Ces deux dernières régions abritant la grande majorité des 130 millions d’habitants du Pakistan.

Selon Vincent Stauffer, responsable de GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités) au Ladakh, « l’Indus pourrait s’arrêter de couler dans les 30 ou 40 prochaines années, et les premiers réfugiés climatiques de l’Himalaya pourraient bien voir le jour ici, au Ladakh ».

Quant au Gange, qui puise plus de 50% de son eau grâce à la fonte des glaces, il est la plus grande source d’eau pour le Nord de l’Inde qui abrite plus de 700 millions d’habitants.


Alex Le Beuan (Directeur de Shanti Travel)


Publié à 14:24, le 24-mai-2010,
Mots clefs : Himalayaglaciereaufonte des glaceschangtangvallée de l'Indusle Gange

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