Blog Shanti Travel - Voyage et récit sur l'Inde

Ascension du Stok Kangri

C’est parti pour quatre jours sur le toit de la chaîne du Stok. Tout est prêt : un guide local, un cuistot népalais et un muletier. 

 
J 1 : Tout d’abord, courte étape jusqu’au joli petit village de Stok, résidence de la famille royale. On charge les mules et la marche commence par une journée facile (2/3 H de marche) en montée progressive, destination le campement de Mankermo avec un arrêt dans un tea shop pour le déjeuner.
 
J 2 : Départ matinal pour atteindre le camp de base du Stok Kangri (3 heures de marche). Il existe trois campements : le camp de base à 4500 m, le ABC (Advanced Base Camp a 5300 m) et le Ice Camp au pied du glacier (très froid et peu de verdure pour les animaux de bat). Je conseille l’ABC qui fera gagner une heure de marche et 800 mètres de dénivelés pour le jour J. L’arrivée au camp se faisant relativement tôt, il parait judicieux de partir en repérage jusqu’au pied du glacier l’après-midi. Une fois bien acclimaté, il est possible de monter au camp de base en une journée.
 
J 3 : Départ à une heure du matin après un thé brûlant pour se réveiller. Quel plaisir de grimper à la fraîche sous un ciel complètement dégagé (la lampe frontale reste de rigueur !). A ma plus grande surprise, du premier col, on distingue Sabu de l’autre cote de l’Indus qui est complètement éclairé au coeur de la nuit.
On devine le Stok Kangri dans l’obscurité. Apres 2 heures de marche, nous atteignons le pied du glacier qui craque sous nos pas. Il faudra encore ¾ d’heure de marche à travers la glace et la pierre de la face nord-est puis de l’arête est, pour atteindre le sommet. Selon la période, piolet, crampons et cordes peuvent être nécessaires. A 100 m de l’arrivée, nous nous délestons de nos sacs afin de faciliter l’ascension finale au lever du soleil.
Comble du bonheur, je suis seul au sommet avec mon guide et pas un nuage à l’horizon. On aperçoit le Kang Yatse, le Nun et le Kun et tant d’autres sommets. Leh parait minuscule vu d’ici. Mais le vent est fort et glacial, il faut vite redescendre. La journée va être chaude et le glacier risque de fondre à grande allure.
La descente se fait par le même chemin mais cette fois le coeur plein d’entrain.
Arrivés au campement, nous sommes félicités par les locaux. L’arrivée au sommet n’est pas donnée à tout le monde et beaucoup n’achève pas ce difficile mais merveilleux voyage. Je m’écroule dans ma tente sans même enlever mes chaussures pour une sieste bien méritée. Lorsque je me réveille pour le dîner, le camp de base s’est transformé et il n’y a plus un centimètre carré de libre. L’ascension du lendemain risque d’être beaucoup moins intimiste !
 
J 4 : Apres le petit déjeuner et avoir plié bagage, nous entamons le retour sur Stok qui se fera d’une traite. En chemin, nous croisons des marcheurs qui nous questionnent sur la réussite de notre expédition. Comme pour nous féliciter, un troupeau de bharal vient nous saluer autour d’un point d’eau.
 
Pour finir, peu avant Stok,  je retrouve Caro et Alex en plein casse-croûte en bordure de rivière. Nous rentrons ensemble sur Leh. Je ne verrai plus ce pic du même oeil maintenant que je  l’ai gravi !
 
 
Article et photos par Laurige, Responsable du pôle Ladakh à Shanti Travel.
 

Publié à 19:21, le 2-jun-2009, Leh
Mots clefs : Stok Kangrichaîne du StokKang Yatsecircuit au ladakhvoyage au ladakhshanti travel

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Chadar, la rivière gelée

Pendant prêt de huit mois la neige coupe les hautes vallées du Zanskar du reste du monde. Mais en janvier et février, la rivière Zanskar gèle, ouvrant l’unique voie de communication possible avec Leh, la capitale du Ladakh. Les eaux se figent, créant alors une avenue de glace au cœur des montagnes.

 

En zanskari, « Chaches » signifie « aller » et « Dar » signifie « eau gelée ». Les Zanskaris utilisent donc la rivière gelée, la "chadar", comme route d’accès vers les basses vallées.

 

De Padum, la capitale du Zanskar, jusqu'au point de rencontre entre la rivière Zanskar et l'Indus, s'écoulent 135 km.

 

rivière gelée, chadarDepuis des centaines d'années, les habitants utilisent cette langue de glace éphémère pour continuer à vendre leurs marchandises ou se rendre dans les différents monastères. Les plus jeunes l’empruntent pour se rendre à l'école. De véritables caravanes se forment alors. Chacun emporte nourriture et vêtements chauds afin de dormir dans des grottes.

Contrairement à l'été, où il faut passer par des cols élevés dont le plus bas se situe à 4400m environ, cette « route » plate améliore considérablement les déplacements mais la marche sur la glace reste un exercice périlleux.

Grâce à des chaussons aux semelles de feutre, les Zanskaris adoptent le pas glissé qui permet d'aller plus vite, de limiter les chutes et de mieux ressentir la solidité de la glace qui à certains endroits n'est épaisse que de quelques centimètres. Il faut parfois même grimper à flanc de  montagne afin de contourner les portions de rivières qui n'ont pas gelé.

On s'arrête avant la tombée du jour pour s'abriter dans les grottes, faisant du feu grâce au bois collecté la journée, ce qui permet de se réchauffer et de préparer le repas avant de s'endormir...

 

Il faut être vigilant : la nuit transforme la glace et la route peut changer d'un jour à l'autre.

 

Chaque année, quelques randonneurs intrépides se lancent dans l'aventure avec Shanti Travel, afin de suivre une de ces équipe du trekcaravanes. C'est ainsi qu’avec deux français, Jacquot et Élisabeth, et un allemand, Rolf, nous avons remonté le fleuve afin de rallier Padum depuis Chilling, en passant par Lingshet, le plus gros village du Zanskar.

 

Il faut être sacrément solide pour supporter des températures qui peuvent descendre jusqu'à - 30 °C. En dépit de cette contrainte, cette odyssée au cœur de l'hiver est une véritable aventure humaine et un voyage exceptionnel qui marque à jamais ceux qui l'ont fait.

 

Aventuriers, pensez-y : la route reliant Leh à Padum avance chaque année et ce périple hors du commun risque bien de disparaître d’ici quelques années…

 

Article et photos par Laurige, responsable du pôle Ladakh à Shanti Travel.


Publié à 02:12, le 24-avr-2009, Ladakh
Mots clefs : circuit au ladakhvoyage en Indevoyage au ladakhshanti travel

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