Blog Shanti Travel - Voyage et récit sur l'Inde

Tracer sans laisser d’empreintes !

Lorsqu’on part en voyage pour faire un trek, que ce soit dans les Alpes, au Ladakh ou dans la forêt amazonienne, il y a une part de nous qui veut entrer en connexion avec la montagne, la nature. Il y a un rapport de respect entre nous, marcheur, et ces paysages plus grand que nature ! En tant que visiteurs nous avons le devoir de protéger et préserver cet environnement. Quoi faire pour minimiser notre impact afin que d’autres marcheurs puissent profiter, eux aussi, de la beauté des paysages et que les êtres qui y vivent ne subissent  pas notre présence, quoique passagère?

Mon expérience de marcheuse avec Shanti Travel m’a apprise une multitude de petits trucs. J’ai envie d’en  partager quelques uns avec vous  pour que nous ne laissions derrière nous que les traces de nos pas (et encore !)

A prime à bord, je pense aux déchets qui sont engendrés par les repas… Il est important de se responsabilisé en tant que marcheur et aussi de savoir que l’agence avec laquelle vous entreprenez votre voyage a aussi sa part de responsabilité. Chez Shanti Travel, on se fait un devoir de respecter des règles essentielles lorsqu’on part avec un groupe : toutes les matières végétales utilisées lors de la cuisine des plats sont laissées sur place pour les animaux, le papier est brulé, et enfin tout ce qui est plastique ou  conserve est ramassé et ramené pour être déposé dans les décharges. En ce qui concerne l’eau, évitez d’acheter des bouteilles en plastiques. Mieux vaut prendre une gourde d’eau que l’on peut remplir au fur et a mesure du trek afin de réduire la quantité de bouteilles de plastique utilisées. Le cuisinier fait bouillir de l’eau qui est alors totalement propre à la consommation.

En ce qui a trait à l’hygiène, il faut se munir de savon biodégradable! Comme la toilette corporelle se fait dans la rivière, il est primordial d’avoir des produits qui respectent et ne détruisent pas l’écosystème qui est si fragile.  Shanti Travel distribue à tous ses clients un savon qui ne détruit pas l’environnement et qui est biodégradable, produit localement. En ce qui a trait à vos besoins élémentaires : toujours assouvir ses envies à au moins à 50 mètres du cours d’eau ! Pourquoi ? Parce que nos excréments sont composés de matières organiques et de substances nutritives, comme l’azote et le phosphore, qui favorisent la croissance d’algues et une diminution du niveau d’oxygène dans l’eau. L’idéal est de creusé un trou dans la terre préalablement et une fois sa toilette terminé d’y mélanger la terre avec ses excréments, ce qui favorisera la décomposition. Le papier doit être brûlé (attention à bien surveiller que le feu ne se propage pas).

Finalement, Shanti Travel effectue à chaque année, au mois de septembre, un trek de nettoyage afin de ramasser tous les déchets qui ont pu être laissés par les gens! Une bonne initiative et une bonne manière de sensibiliser les gens  à notre politique en matière d’écotourisme.

En conclusion, dans un autre ordre d’idée, nous avons une responsabilité morale en tant que “trekkeur” ! Le respect de la culture locale, acheter des produits locaux, utiliser le transport en commun, mais ça … vous êtes probablement déjà au courant !

Quelques trucs en plus sur le site de Shanti : http://www.trek-ladakh.fr/eco-tourisme

Vous pouvez aussi consulter l’excellent site Echoway : http://www.echoway.org

D’autres astuces et infos bientôt !

Julie, conseillère voyage


Publié à 13:38, le 20-jui-2011, Ladakh
Mots clefs : LadakhzanskarIndefestival

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Allons-nous nous réveiller ensevelis sous la neige ?

Dimanche 6 février2011. Une journée sur le Chadar : visite à Niarak Pullu [2 H de marche- 5KM – 400 mètres de dénivelé positif + 400 mètres de dénivelé négatif]

 


De la neige, de la neige et encore de la neige. Durant la nuit les flocons blancs n’ont jamais cessé de tomber. Nous nous levons dans un brouillard blanc, la tente entourée d’un tapis molletonneux de quelques centimètres d’épaisseur.

 

En ouvrant nos tentes, nous nous observons mutuellement, l’air circonspect. Le constat est là, il y a peu de chance que nous puissions rejoindre Lingshed aujourd’hui. Stanzin s’accorde jusqu’à 9H30 pour prendre sa décision, le couperet tombe… Faute d’amélioration de la météo nous devrons rester une nuit de plus près de la bergerie. Nous prenons la décision de monter jusqu’au village. La pente est raide, et sous la neige se cache une couche de terre meuble, battue et rebattue par le passage des troupeaux de caprins. Arrivés à la 1ere maison après une petite heure de marche, nous observons les yaks, accrochés dans l’étable par un anneau dans le nez, qu’ils tirent sans précaution. Sous une plaque en tôle ondulée reposant sur des murs en briques de terre cuite, une dizaine de petits chevreaux nous observent l’air étonné.  La famille sort de la maison, et accepte de nous offrir l’hospitalité pour quelques heures. Nous entrons, saluons le patriarche et montons à l’étage où l’on nous présente le petit temple familial où trône entre autre une photo du Dalai Lama. 

Nous faisons alors connaissance du reste de la famille. La grand-mère, l’un des 2  fils et son épouse, la 2ème épouse, et enfin les 3 petits enfants, encore en bas-âge... Voyage dans le temps donc,où la vie familiale permettait à 3 générations de se côtoyer quotidiennement.Tous portent encore la grande tunique de feutre bordeaux portée traditionnellement dans la région.

 

En passant sous de grosses pelotes de laine de yaks, nous pénétrons dans la salle de réception. Y sont exposés les pots en cuivre de la famille, impeccablement lustrés et arrangés, indispensable signe extérieur de bonne tenue de la maisonnée. Nous apprenons que les 2 filles aînées sont parties vivre à Leh et à Mulbeck dans la maison de leurs maris. On nous allume le poêle et l’une des femmes nous sert let hé et un Dhal Bath agrémenté de viande de yaks séchée. Après avoir pris le repas et profité encore un peu de la chaleur du feu, nous ressortons. La température est de 5° et nous grimpons un peu plus haut jusqu’au village de Nialak Pullu, nous y faisons juste un petit détour par le téléphone satellite pour passer un appel dans le Zanskar et s’assurer que le Chadar est praticable. Nous visitons ensuite le petit temple qui domine le village. Là, siège Avalokiteshvara dans sa forme à 9 têtes et 1000 mains. Nous redescendons enfin, non sans quelques belles « gamelles », ce qui amuse beaucoup les locaux indéniablement beaucoup plus habiles sur ce type de terrain.

La neige tombe deplus belle, David nous indique (grâce à sa montre multi fonctions) que nous avons encore perdu quelques hectopascals, ce qui signifie que la situation se dégrade encore… Dans nos esprits déjà obsédés par le cœur du Zanskar une question tourne sans cesse… Allons-nous nous réveiller ensevelis sous laneige ?

Par Camille Aubert, Travel Advisor, Shanti Travel


Publié à 12:15, le 20-avr-2011,
Mots clefs : LadakhNeigezanskarIndetrekfamille

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